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Jeudi 2 juillet 2015 : Chassé-croisé à fond dans la plume

La flotte des Class40 des Sables – Horta va connaître quelques heures pour le moins toniques : vent fort, mer croisée et allure de reaching forment un cocktail détonnant. A bord des Class40, ça tape, ça mouille en permanence, mais les milles défilent à vitesse grand v. Tout ce qui pourra être gagné maintenant vaudra de l'or car derrière ce front, le vent devrait tourner au nord-ouest et mollir rapidement. La conversion des milles en heures va prendre de la valeur. Au classement de 18h, Le Conservateur a repris la tête de course… pour 0,4 milles.
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Ça fume...

A bord des Class40, l’heure n’est pas aux grands discours. La priorité du jour, c’est de faire marcher le bateau, de gagner sur la concurrence, de ne pas casser. Plus question de placements stratégiques, il s’agit d’aller tout droit au plus vite. Pour les hommes du sud, le vent devrait être un peu moins soutenu, mais il va falloir bien négocier la courbure de la dépression, la rotation des vents du sud-ouest au nord-ouest. Pour les hommes du nord, il va surtout falloir veiller à ne pas se faire prendre dans l’œil de la dépression, synonyme de mer confuse et de vents variables faibles. Les hommes du nord Solidaires En Peloton, Le Conservateur, Colombre XL et TeamWork misent sur le fait qu’ils seront en position favorable une fois le nord-ouest établi. Au centre, Carac Advanced Energies et Eärwen tablent sur une route proche de l’orthodromie, donc plus courte. Cela risque d’être un peu plus compliqué pour l’équipage de Groupe Setin dont la position très sud, limite les choix tactiques.

 

Le piège açorien

Si l’on aura une première évaluation des positions respectives des uns et des autres, une fois le front froid négocié, quand la flotte aura retrouvé un régime de nord-ouest un peu plus stable, il ne faut pas oublier que tout avantage acquis peut se retrouver remis en cause totalement en cas d’une arrivée sur les Açores par vents faibles. Les imposants reliefs des îles (le mont Pico culmine à 2350 mètres), les effets de canalisations ou de tampons perturbent profondément les vents. Ajoutés à cela des courants de marée loin d’être négligeables entre Pico et l’île de Faial qui abrite le port d’Horta et l’on comprend que la donne puisse être totalement relancée. Certains équipages en ont déjà fait l’expérience lors des éditions précédentes et les derniers milles jusqu’au port de Horta font parfois plus penser aux eaux du Léman un jour de grand beau temps qu’au souffle puissant de l’Atlantique. La bière chez Peter Café Sport est une récompense qui se mérite…

PFB