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Mercredi 22 juillet 2015 : Bilan d'une course d'exception

Hier, mardi 21 juillet, les coureurs des Sables – Horta – Les Sables se sont retrouvés une dernière fois en présence des organisateurs et des partenaires de cette 2015 qui, si elle connut des débuts chaotiques a emballé les tandems engagés : une organisation qui a su faire proprement avec peu de moyens, une engagement de tous, l'accueil toujours aussi chaleureux des Açoriens, des conditions météo passionnantes, un plateau où la qualité a largement suppléé la quantité.
© B Gergaud

Y Bestaven et P Brasseur, détenteurs du nouveau record de l'épreuve

Difficile de trouver un concurrent grognon à l’issue de cette édition 2015. Du premier au dernier, tous avaient trouvé ce qu’ils étaient venus chercher. Un terrain d’apprentissage pour les uns, en vue notamment de la prochaine Transat Jacques Vabre, une confrontation de haut niveau pour les autres, chacun avait matière à se réjouir du déroulé de l’épreuve.

Le ton était donné dès la première étape, quand au départ des Sables d’Olonne, les favoris se portaient immédiatement en tête de flotte. A l’aller comme au retour, la bagarre en tête de flotte s’est au final résumée à un duel entre Le Conservateur et Solidaires En Peloton ARSEP, deux des bateaux de référence de la Class40. Derrière, TeamWork40 a dû batailler ferme pour contenir les assauts de Carac Advanced Energies qui, malgré une conception vieillissante, a toujours bataillé aux avant-postes.

 De cette course , on retiendra aussi l’apparition d’un nouvel équipage italien à bord de Colombre XL, l’ancien bateau d’Halvard Mabire ; Massimo Juris et Pietro Luciani ont forcé l’admiration de leurs concurrents par la qualité de leurs trajectoires et leur capacité à aller vite dans des vents faibles à médium. Il leur reste à faire l’apprentissage de la brise, à pousser les limites du bateau. A bord de Groupe Setin, on ne pouvait rêver meilleure préparation à la Transat Jacques Vabre : Manu Cousin et Gérald Queounon ont pu tout tester à bord, de la préparation du bateau à la cohésion de l’équipage. Pour Catherine Pourre et Goulven Royer, c’était la dernière course à bord d’Eärwen, mais on sait qu’un nouveau bateau est d’ores et déjà en chantier.

Le charme de la Class40, c’est aussi cette cohabitation entre équipages semi-professionnels et amateurs complets. Pour cette édition, l’équilibre était parfait même si il existe forcément un monde entre le potentiel technique et les ambitions du tandem vainqueur Yannick Bestaven – Pierre Brasseur, d’une part et de Ben Korner et KJ Sallie, de l’autre, les deux Néerlandais pour qui c’était la première course au large.

 

Il n’aura manqué au final, qu’un plateau un peu plus étoffé en nombre pour que la course soit parfaite. Mais l’essentiel était que Les Sables – Horta – Les Sables perdure. La mobilisation de tous ceux qui ont continué d’y croire, des coureurs qui n’ont pas désarmé, des organisateurs et des bénévoles qui se sont démenés aux Açores comme aux Sables d’Olonne et ses environs ont démontré que cette épreuve avait toute sa place dans le calendrier de la Class40.

PFB